LES PERTES ET LES PEURS

L’espoir est en partie cette capacité à vivre et être dans le moment présent et en même temps croire que le futur sera positif.Comment est-ce possible de croire en ce futur positif pour quelqu’un en fin de vie.

En fin de vie, la personne doit se défaire de ce qui est le plus important dans sa vie. Les peurs vécues ont de nombreuses origines : peur de ce qui va ce passer, de perdre le contrôle, de ce qui va arriver à ses proches, de l’inconnu, que la vie n’est aucune signification, etc.

Ces pertes et ces peurs sont souvent vécues de façon solitaire.

En tant que soignants ou accompagnateurs, nous avons le devoir d’écouter et de faciliter le récit de vie. Cette écoute permet de donner du sens et facilite le lâcher- prise par la personne en fin de vie.

CULTIVER L’ESPOIR

Oui, l’espoir est possible et permet de donner un sens à ce qui arrive. Il ne porte pas sur la guérison ou sur le temps qui reste sur le plan de la durée. L’espoir en fin de vie porte sur autre chose : espoir de ne pas souffrir, de mourir dans la dignité, que nos proches ne nous oublient pas, de garder un certain contrôle sur les évènements, que les êtres chers aient un bel avenir, etc.

En plus de faciliter le lâcher-prise, permettre et aider la personne à transmettre ses mémoires est aussi un moyen de cultiver l’espoir. En exprimant à l’autre que je ferai tout pour contrôler ses symptômes et que ses choix et que ses volontés seront respectées est une autre façon de cultiver l’espoir.

« C’est dans le regard de l’autre que je vois si je suis encore aimable, c’est dans la manière dont il me parle, dont il prend soin de moi que je sens si je fais encore partie du monde des vivants. »

Marie de Hennezel

Mireille Guillemette inf.B.éd, présidente de Mire Formation Conseil inc. et formatrice clinique.

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *