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Il est presque 16h00.Ton quart se termine.
Devant l’écran, tu hésites : est-ce que je suis assez protégé.e si je n’ajoute rien de plus ?
C’est souvent là qu’on écrit “Aucune plainte formulée”, “Surveillons”, “RAS”. Une phrase courte, ou expression rassurante, qu’on utilise presque par réflexe.
Si cette scène te parle, tu n’es pas seul.e. C’est une réalité vécue par la grande majorité des infirmiers.ères et infirmières auxiliaires, peu importe le milieu de soins.
Le problème, c’est que cette phrase ne démontre rien de notre évaluation. Pour un usager stable et sans particularité, on ne sait pas de quoi il est question. Pour un usager instable, ou à risque de complication, elle ne dit pas ce qu’on a réellement vérifié.
PLAINTE DE QUOI
Est-ce que l’on veut parler de symptômes, malaises, douleur, état mental, etc.
Une reformulation simple qui change tout :
Je ne réglerai malheureusement pas le manque de temps ni la complexité des situations qu’on vit sur le terrain, ça fait partie de notre réalité.
Mais si ce genre de petit exemple peut t’aider à alléger, même un peu, cette tâche qu’est la rédaction des notes, j’aurai atteint mon objectif.
Une situation qui vous fait hésiter dans vos propres notes ? Écrivez-moi à mireille.guillemette@mireformations.com — vos questions inspirent souvent mes prochains contenus.
Mireille Guillemette, inf. B.Éd.

